Retour sur les dangers des écrans

Voici notre compte rendu mais également à la fin le lien vers les différentes vidéos liées à ce sujet qui nous ont été présenté.

Intervention du Docteur Isabelle Terrasse, médecin PMI (Longjumeau) – vendredi 15 juin 2018

« Surexposition massive de nos enfants face aux écrans »

Le Docteur Terrasse a travaillé avec le Docteur Ducanda lors du cri d’alarme poussé fin 2017 sur les grosses conséquences d’une surexposition dès le plus jeune âge des enfants. Aujourd’hui un enfant sur 20 est victime de ce fléau, coutant cher à la sécurité social et éducation nationale par la prise en charge mdph, avs, orthophonie…. De plus ces bilans sont très longs et les listes d’attentes à rallonge.

En quelques chiffres :

  • Les demandes d’AVS ont été multiplié par 3 en 5 ans dans le département de l’Essonne
  • 47% des parents donnent régulièrement leur smartphone à leur enfant de moins de 3 ans,
  • Aux états unis, des études ont été réalisés et une augmentation de 600% du nombre de trouble du spectre autistique, en 20 ans.

Pourtant elles ont pu vérifier que dans beaucoup de cas, une amélioration notable apparait au bout de 6 semaines de réduction des écrans (30min max par jour, voir 0) (quand le trouble provient de l’exposition des écrans).

Nous vous invitons à visionner la vidéo de Anne Lise Ducanda (20min). Elles proposent sur la pmi de Longjumeau des rendez-vous écrans pour diagnostiquer et accompagner le parent dans sa démarche.

Les écrans concernés :

  • Télévision,
  • Tablette,
  • Smartphone,
  • Ordinateur

On parle de surexposition massive à partir de plus d’une heure par jour pour un enfant de moins de 6 ans !

Les médecins sont unanimes, les parents ne connaissent pas les conséquences de ce fléau, personne ne les en a informé, le marketing et le manque d’informations est le seul responsable. Ils sont également unanimes pour dire que rien n’est irréversible (si c’est bien les écrans la source des troubles).

Les conséquences graves d’une surexposition (au-delà d’une heure par jour pour les moins de 3 ans) :

1/ addictions très rapide aux écrans,

Puis intolérance à la frustration, l’enfant part très vite dans les cris, et c’est le seul « jouet » à avoir une si forte réaction. L’écran semble permettre un retour au calme, mais cela est temporaire et a beaucoup de conséquences sur son développement dans une période de forte croissance neuronale.

2/ retard de langage (troubles ou absence de langage),

L’enfant a besoin d’interaction avec l’adulte, une émission télévisée dans une autre langue maternelle ou une application ne permet pas l’apprentissage, mais favorise la répétition sans sens lié. Les parents doivent parler à leurs enfants dès le plus jeune âge, dès la naissance. Les échanges de regard sont également très importants pendant les moments d’alimentation (prise du biberon ou durant l’allaitement). Il est aussi à noter que les morceaux dans l’alimentation doivent être donné à partir de 9/10 mois (suivant le rythme de l’enfant), car l’appréhension de ces morceaux façonnent le palais et permet une bonne élocution.

3/ troubles moteurs

(dont motricité fine, ex : l’enfant a du mal à tenir un crayon en main), troubles de la concentration. L’enfant ne connait pas son corps et est habitué uniquement au surface plane (smartphone, tablette), ne lui permettant pas d’assimiler ? Il est important que tous les sens de l’enfant soit stimulé, et surtout le toucher. L’enfant réalise des expériences et c’est par leur répétition que les liaisons neuronales se constituent. La balle à trous est géniale pour tous ces aspects, elle tombera sera rattrapé et très tôt l’enfant prendra conscience de loi physique tel que la gravité. La notion de sens de l’effort doit aussi être abordée.

4/angoisse/agitation/agressivité,

5/ signes autistiques,

enfant qui ferme et referme une porte plusieurs fois d’affilé, enfant qui fait un mouvement de papillon avec ces mains….

Solutions pour les parents : Arrêt total de tous les écrans, amélioration notable au out de 6 semaines, en remplacement :

  • Lui lire des histoires tous les jours,
  • le laisser jouer à imiter  (dinette, garage, poupées…),
  • Jouer à des jeux de société AVEC LUI (type « petits chevaux »), la notion de règles à suivre lui permettra ensuite de vivre en collectivité plus facilement, apprendre à perdre,
  • Lui proposer des activités favorisant sa motricité fine : enfilage de perles, pâte à modeler…
  • ne pas retarder l’introduction des morceaux dans son alimentation au-delà de 9/10 mois car cela aide à former le palais.

L’espace tridimensionnel est important pour le développement de l’enfant. L’écran, lui, est tout plat ! L’enfant est passif devant la télévision : même s’il ne la regarde pas, elle l’empêche d’aller au bout de ses expériences. Par ailleurs, elle empêche l’émergence du langage, puisqu’on ne lui parle pas, et risque de générer de l’agitation et de l’agressivité.

Télé allumée en permanence = FLEAU

Quant aux jeux éducatifs sur tablette ou smartphone, l’enfant ne donne pas de sens à ce qu’il entend. Il ne fait que répéter (le jeu commande sans arrêt à l’enfant : « repeat ! »), ce qui entraîne une tendance à l’écholalie : il répète systématiquement tout ou une partie des phrases de son interlocuteur, en guise de réponse (ex : « Montre-moi sur l’image le petit garçon avec un pantalon », l’enfant répond : « pantalon »).

Conseils aux parents :

  • pas d’écrans avant trois ans, puis limiter tous les écrans à trente minutes par jour,
  • pas d’accès au smartphone pour les petits,
  • pas d’écrans le matin avant d’aller à l’école (impossibilité à rentrer dans les apprentissages scolaires lorsqu’on vient tout juste de « digérer » un dessin animé),
  • pas d’écrans pendant les repas, ni au coucher,
  • Donner un cadre avec des limites,
  • Lui parler dès sa naissance, échange de regards lors du biberon/allaitement.
  • Remplacer le temps des écrans par du temps de jeux partagés
  • Dans le cas d’enfants allophones, lui parler impérativement dans sa langue maternelle : s’il parle très bien dans sa langue maternelle, il apprendra facilement à parler le français, (ne pas le surexposer à un écran dans le but de lui apprendre le français).
  • Ne pas craindre les moments où l’enfant peut s’ennuyer, cela développe sa créativité.

Voir aussi : https://www.gynger.fr/ecrans-et-autisme-un-medecin-de-pmi-lance-lalerte/

Pour aller plus loin le collectif COSE

 

Et des petites vidéos amusantes pour nous rendre compte la place du smartphone dans nos vie

Des applications permettent de se déconnecter en filtrant les applications autorisées sur une durée et ainsi rester concentré sur nos proches sur un temps (ex de 18h à 20h30) pour avoir une attention particulière et savoir délayer. L’exemple du parent est le plus important pour nos enfants

envoyé spécial entier : https://youtu.be/DyK4vxbAmwQ

CoSe : Collectif Surexposition Ecrans

 

 

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